Santé & Solidarités : nous avons retenu pour vous !

Bon appétit les enfants !!!

Un petit déjeuner scolaire gratuit : l’idée est dans un plateau depuis plusieurs mois… Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer et Christelle Dubos, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Santé, testent ensemble cette proposition dans une école de Pont-Sainte-Maxence (Oise) en cette matinée de printemps.

Dès la prochaine rentrée, 100 000 enfants des quartiers défavorisés (écoles classées en zone d’éducation prioritaire) se verront proposer un petit déjeuner chaque matin avant le début de la classe et des cours. Pourquoi ? Parce qu’il est constaté depuis longtemps que le nombre d’enfants qui fréquentent l’école de la République s’y appliquent souvent le ventre vide et doivent attendre la pause de midi pour enfin déjeuner. Et nul besoin d’être savant pour comprendre qu’un enfant en situation d’apprentissage a besoin d’énergie pour travailler dans de bonnes conditions.

Quelles sont les raisons essentielles d’un tel constat, absolument choquant dans une société française globalement « riche » ? Manque de temps, des cellules familiales éclatées, des gosses qui passent plus de temps devant les écrans qu’à table, une démission d’un certain nombre de familles pour l’équilibre santé de leurs enfants, et cette pauvreté qui s’étend comme une pandémie. (d’après les travaux d’analyse effectués ces dernières années par le Secours catholique entre autres)

D’où cette idée, née et proposée par le député LREM Olivier Véran, également neurologue au CHU de Grenoble et Véronique Payet, présidente du Secours catholique. Et cette proposition a été reprise et intégrée au plan pauvreté par le président de la République (en septembre 2018).

Pour le seul petit déjeuner, il en coûtera donc environ 6 millions d’euros pour 2019 (financement assuré conjointement par l’Etat et les communes). Pour le plan pauvreté, le budget est d’environ 8,5 milliards d’euros – cela comprend donc la cantine à 1 euros mais aussi le revenu universel d’activité (RUA), qui fusionnera « le plus grand nombre de prestations sociales. »

Info + : L’initiative, déjà déployée dans huit académies tests que sont Amiens, La Réunion, Lille, Montpellier, Nantes, Reims, Toulouse, Versailles, sera «généralisée au mois de septembre à l’ensemble du territoire français».

(crédits photo : Jeff Pachoud – AFP)

Jacques GAY, président MPL

LIBERTÉ – ÉGALITÉ – FRATERNITÉ

Suite aux mouvement sociaux « Gilets Jaunes », aux différentes revendications qui durent depuis le 17 novembre 2018 et au moment de la clôture de la consultation nationale via « Le grand débat »…

Nous avons décrypté pour vous !

Que dire sur cette période de « Grand débat » ?

1 – c’est un bon exercice de démocratie qui permet aux citoyens qui le veulent de pouvoir exprimer toutes leurs doléances par les moyens mis à leur disposition : site www.granddebat.fr, cahiers de doléances accessibles dans de nombreuses mairies de France, réunions organisées dans le pays depuis plusieurs semaines.

2 – si ce débat national était un exercice de démocratie, il se referme sur une problématique bien sombre : en effet, c’est un exercice autocratique, donc une seule personne, le président de la République, qui va générer de ce qui est retenu ou pas dans les demandes qui remonteront de la synthèse du Grand débat (et d’ailleurs nous n’avons pas d’indications précises sur l’organisation de cette synthèse), on imagine donc la frustration de nombreuses personnes qui ne se sentiront toujours pas comprises, ni entendues, et surtout pas écoutées. Cela risque donc de se retourner contre son investigateur. (on sent monter le sentiment d’avoir été baladé par les membres de l’exécutif)

3 – A propos des thématiques du « Grand débat », on réalise semaine après semaine, selon les consultations ou à écouter les revendications dans les différentes réunions tenues en France que tous les problèmes évoqués sont connus depuis fort longtemps : problèmes de pouvoir d’achat, chômage toujours important, petites retraites amputées par les taxes, et toujours trop de fiscalité…

4 – Enfin, et ce sera périlleux dans les semaines et les mois à venir : il n’y a pas de solution miraculeuse et on n’en créera pas demain.

La grande ambiguïté également à retenir c’est ceci : on veut plus de services publics mais on veut payer moins d’impôts, ce qui est totalement incompatible !!! Voire une folie ! (ce qui n’empêche pas à l’Etat de revoir à la baisse son train de vie, à savoir ses frais de fonctionnement)

Jacques GAY, président MPL